Le vieil homme entre dans ce tout nouveau café, encore vierge d’alcool sentant la douce serviette imbibée de produit à magnifier un par terre, lui aussi
« pucelé » de pas, ces derniers encore silencieux n’osant s’aventurer dans une situation encore hostile aux yeux de leur tête. L’homme à la barbe salie des jours de solitude à errer
dans les coins perdus d’une pauvre ville où la couleur des murs égalent la tension qui y règne s’installe alors au bar, tel un habitué avide de nouvelles qu’ici, personne ne connait à part la
télévision accrochée au dessus de l’armoire à coupe de glace en forme de fleur. A peine le premier verre servi, on perçoit déjà l’arrivée de réflexions ou d’idées diverses et variées amplifiées
plus ou moins par la quantité d’alcool s’amplifiant dans les veines serrées du vieil être devenant ivrogne.
« Si tous les Hommes étaient de bons enfants de cœur, rien n’existerait. On serait peut être encore à l’état de macaque désireux de bananes et des
poux du voisin. On est tous con. Sans ça, y’aurait pas eu de Révolution Française ou d’Evolution dans le monde. Toutes ces choses qui nous on fait avancer par le hasard. Je ne parle pas des
génies qui font avancer la science en y sacrifiant leur vie, ces hommes cherchant à percer la moindre particule afin d’y desseller la plus minuscule énergie pouvant permettre à l’espèce humaine
et animale de vivre. Là je dis respect ! Je ne pourrai jamais me croire à leur place.
Non, je parle de tout ces gens qui ont foutu le bordel autour de nous. Pourquoi j’ai pas dit qu’il n’y aurait pas eu ces révoltes si les Hommes étaient
tous bons ? Tout simplement. Y’a les cons et les moins cons. Les moins cons ce sont l’eau et les cons ce sont les gouttes débordant du vase. Tu crées une société, un homme la dirige, tu
corise qu’c’est un bon gars. Il gouverne et paf, il te fout le bordel et ça nous résout à nous rebeller pour rétablir tout cas.
Si on analyse un peu tout le monde, des cons y’en a partout. Tu prends la religion, et je n’ai rien contre ça, tu vois des gens obstinés, bornés à affirmer que leur culte est la vérité, que leurs
écrits sont la véritable histoire. Ces pieux infligent, à des innocents de l’esprit ecclésiastique, un chemin forcé et l’unique pensée ne pouvant être niée. Homme de religion, vous êtes con de
pourrir la vie des autres. Pourquoi ? Quelle est la preuve FORMELLE que vos écrits et votre passé n’est pas que succession de calomnies ? CERTES, vous avez peut être raison et quand vos
dires éclateront par leur vérité prouvée je me tairais. J’attends avec patience, l’explication scientifique à tout cela.
NON je ne suis pas anti-religion. Un homme a le droit au culte pour quelconques raisons. Mon culte s’appelle l’« Imagination ».
On est quand même con, tout le monde l’est. On a des ordures partout, dans la peinture, dans la culture en général, dans la politique, dans l’économie, la
société, partout ! Certains sont plus affirmés que d’autre. Tout est une question de révélation, comme beaucoup de choses.
L’humour noir, c’est un bon merdier et j’en suis le premier adepte. Notre ami Stéphane Guillon est un bon exemple d’enflure. Je l’admire cet homme. Dire
avec aisance que le record du Monde d’apnée ne peut être reconnu quand remontant à la surface lors du Tsunami en Asie c’est dégueulasse mais ça fait sourire. On est tous ordures au fond de nous.
Par la moquerie ou par la saloperie. Vos parents pourront critiquer sans homme votre voisin pour un acte simple ou la plus grande des stars pourra agresser une personne avec sang froid, tous dans
le même sac à fumier. La jalousie est un sublime symptôme d’une ordurite aigue. Un rien, un léger grain de sable et c’est Katerina qui s’abat sur un pauvre être sans défense.
Moi aussi j’suis une belle ordure mon gars. C’n’est pas parce que je t’ai vidé un Martini et une Vodka que tout ce que je dis est faux ! Moi j’te dis
un dernier truc, une constatation de notre société actuelle : on vit dans la connerie, on est tous cons et c’est bon d’être con. »
Le bourré expulsé des verres et déçus par ce rejet décide finalement d’exécuter sa journée en allant certainement dans son habitation. Il retourne à sa
solitude de vieil homme. Le calme revient doucement dans le café, souillé d’un vent musical enivrant attendant l’aération adéquat afin de restaurer cette calme harmonie. Rien ne sera plus comme
avant, l’acte s’est déroulé, le rouge a coulé et va se laver…
pix by yongha0
Dimanche 21 juin 2009
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/Juin
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10:46
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Par MrPixl
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Publié dans : Les Paroles du Bourré au bar
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