Tic. Tac. Gauche. Droite. Les yeux du chat noir valdinguent au sens de sa queue tordue cliqueclatant du ventre d’une douzaine dégustées assorties aux flèches bloquées à cette seconde sur le quatre pour la petite et le six pour la grande. A cet instant, l’horloge villageoise annonce la demi de l’après-midi comme un signal annonçant que cette vieille carcasse grinçante n’a pas dit son dernier ton. C’est à cette heure que tu aurais du réussir à récupérer cet Eden d’objet, cette bénédiction digitale et si bien méritée par le dur labeur de ces longs jours écoulés à frotter cette entre-fesse verrée d’hygiène halloweenesque. Tu aurais du, oui, mais la famille t’appelle tel un super-héros nécessaire pour sauver des otages étranges en sept heures vingt-sept sans arrêter de courir à la même allure comme si un homme pousser le même bouton sans faiblir. Etrangeté digne d’un Tim Burton de bande annonce, ta femme n’est pas aujourd’hui, tu ne dois pas l’allumer et jouir de voix internet. Aujourd’hui, tu t’es même non-dévêtu d’un costume nœud-papillon trop moche et rigide pour avoir dépassé le siècle des deux guerres mais bien présent pourtant, un don du paternel abandonnant sa moitié et sa création pour croquer deux nouvelles jeunes pêches à vie. Tu n’es même pas dans ton antre ritualiste d’odeur fauviste et testostéronée où le pont du rêve et de l’information n’existe pas car fusionnés ensemble. Tu es dehors, comme un nouveau né naissant tu brailles. C’est un rassemblement de braille sourd ou déchiré. Tous de corbeaux vêtus. Tu as passé le niveau du cratère volcanique visagé depuis un certain temps de jeu. La voiture noire lance le départ et les corbeaux surpris suivent au ralenti funèbre. Tu es l’un d’eux pour la première fois, dépucelé. La petite aiguille est sur le cinq et la grande sur le douze. La vieille cloche nourricière ne sonne plus, tu ne seras plus fourni en ressource alimentaire, pas comme ton familier. Tu ne seras plus fourni en ressource familio-maternelle. Le digital fait de toi le maître des maîtres. En IRL, la maîtresse faisait ta survie. Faisait.



Texte créé pour participer au défi "Jeux en Mots" d'Abeille50 
Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /Juil /2009 23:33
- Par MrPixl - Publié dans : Sous mon tablier - Communauté : Ruche de beaux mots
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Le temps fait tout et défile à la vitesse grand V. La preuve des bons moments aphrodisiens, devenant micro-temporels quand les ponts du Gard de nos doigts se percutent froissant la surface de notre simple peau par une onde frissonnante comme une bombe nucléaire aveuglant les yeux du cœur de jubilation, dévastant l’heureux schéma de la jeune violence amoureuse. Le sable coulant de notre périple humain et nos péripéties humaines aussi, ce sable mouvant, modifiant notre dur destin que l’on cherche désespérément à solidifier comme une tour de Babylone liée à l’espoir de l’homme, peut d’un grain nanométrique basculer notre plaisir à la Pise ou le démantelé à la Twin Tower. L’homme, oui, c’est lui qui montre que le temps est un synonyme cousin germain de « saloperie ». Quelques soient l’alignement de l’être face à la seconde, pour ce premier, ce dernier devient un ennemi. D’une part, le mur du son dans le temps lors de l’alliance à en faire jouir les êtres inséparables, le mur du son devenu l’exécuteur annonceur des fins des plaisirs. D’autre part, la marche dévastatrice des éléphants dans les moments courants opposés à la vitesse des courants d’air, une leçon interminable aux matières innombrables aux connaissances infernales à assimiler, une descente misérable aux enfers sociaux d’un combat de boxe perdu d’avance face au maître des lieux comptables ou ce ralenti cosmotéin de l’urgence hospitalière s’agitant à côté de vous comme un tableau d’incendie alors que vos rivières oculaires sont statufiées du tas de chair chéri suspendu par la grincement rythmé de cordes nouées exécutant l’agonie de vos dents pêtées de tristesses serrées. Le temps abîme chaque grain de poussière terrestre que nous sommes. Chaque n’est pas tous. Il existe un survivant à cette jungle mortelle du cycle vital. Un homme qui a touché l’eau de pieds flottants de Jésus quand il a pris son premier bain marin. Premier bain et natalité liée quand ses paternels ont pactisé inconsciemment avec les astres, un jour de forte pluie martien. Les mots lui manquent pendant ses premières années mais au vomissement de son premier phrasé, la vérité éclata mais les fragments n’atteignent pas la bonne foi de ses supérieurs familiaux. Les jours passent et il annonce pour chacun une nouvelle exclusive de la vérité qui lui ait personnelle, ses parents n’en prennent guère conscience comme l’idée d’un ami invisible, peut être mort. Cet enfant a maintenant atteint seize tours de soleil et chaque jour est une exclusivité pour ce petit homme et sa famille subit encore et toujours cette vérité psychotique prononcée chaque matinée à l’accouchement du rêve. Les grands hommes lui projetèrent son futur, mais il fallait s’y remettre chaque jour pour lui projeter les mots en évitant de lui jeter des maux. Sa vie devint une débandade familiale jusqu’à son plus vieil âge alors qu’il s’est transformé en entrepreneur fabuleux à son domicile. Lorsque le temps lui faucha l’âme avec l’aide fidèle de la cape volante noire à la tête de squelette scépulturée, les déménageurs prirent ce qu’il fallait à un être supérieur pour créer un monde afin de tout vider. Non pas que notre défunt était accumulateur de meubles en tout genre ou collectionneur de babioles inutiles, mais sa vie était remplie d’arbres fins noircis par la plume moderne de l’écriture, une Amazonie manuscrite à chaque parcelle de parpaing. Sur son plafond au dessus de son lit, conservé de sa jeunesse déplorée, une phrase gravée, cette phrase qu’il traîna à chaque jour de sa triste vie, ces neuf mots incompris mais criant de vérité, disant : « Je suis l’homme à la mémoire de poisson ». Comment s’en est-il souvenu chaque matin de jeunesse candide ?

Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /Juil /2009 22:41
- Par MrPixl - Publié dans : Sous mon tablier - Communauté : âme d'artiste ...
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          Ne pas dissoudre la passerelle Terre-Ciel qui marie la zone rouge d’à côté de mes poumons avec l’élixir de vie que sont tes lèvres encore vierge de la violence du temps prenant leur source dans l’essence même de ton amour que j’appellerai si particulièrement le doux et si puissant Saint Graal ne manquant pas de l’abondance perdue des jours infinis que ton tendre être et mon simple corps subiront sans rechigner, aveugle de l’apocalypse progressif de cette balle bleue mais restant ivre d’actes corporelles fusionnels frôlant l’avidité sans aucun prétexte, ni souffle contradictoire.

Phrase du 26-07-09 à 23 :21.

 

          Psychopathie. Psychopathie des mots perdus. Addiction de ce qui est déchu fasse au mastodonte que l’on appelle communément jeunesse. La mort. Pas celle du papillon jubilant de respirer le doux vent de la vie peu soucieux que ses jours sont comptés dans les instants qui viendront. Non. Une mort dématérialisée. Mais pas une mort déjà exécutée. La mort des mots. La dématérialisation de leur nature. Je me polymorphise en grand magicien du XXIe siècle. Je né, comme le papillon, en curieux mage des mots défendant la pureté de ces derniers pourtant seuls, attendant désespérément les bras ouverts des lèvres de l’homme moderne. Je me débattrai éternellement pour montrer que les mots sont le tout de l’homme et un beau mot est toujours meilleur qu’un millier affreusetés dictées par un innocent jeune homme brun aux yeux bruns de cinq année dans ce monde ne connaissant rien de ce globe mis à part cette monstruosité de déjection buccale. Comme un papillon. Oui. Ephémère est notre assemblée. Chaque instant indéterminé, l’un des notre, frère ou sœur, sombre dans les méandres du pourrissement verbale ou succombe du temps insuffisant de sa vie face à la durée de cette guerre sans fin. Je sombrerai aussi, mais je défendrai cette fierté des mots combattant jusqu’à convertir généreusement.

Paragraphe du 26-07-09 à 23 :39

Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 23:44
- Par MrPixl - Publié dans : Sous mon tablier - Communauté : âme d'artiste ...
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          Voici l’heure d’ouvrir un peu l’esprit de famille, l’esprit de la cheminée chaleureuse et pleine d’espoir  et de bonheur instantané. Depuis votre sortie vers le monde de la vie à cent à l’heure on vous berce et on vous apporte le réconfort nécessaire, de quoi fermer vos petits yeux bleus subissant les maux des jours durs que la planète dévoile. 
 
          Famille que je vais restreindre à un être, le paternel, le patriarche de la famille, le guide masculin, le défenseur du groupe. Et oui c’est aux pères que notre jour du 21 Juin est dédié. La musique aussi s’y invite mais ça, ça sera pour l’année prochaine. Mon père, comparé à la musique, je ne le fête qu’une seule fois. Il apporte la force que l’on a besoin pour vivre ici et je m’excuse de ne jamais lui rendre correctement. 
 
          Malgré ça, à ce père, mes sentiments lui seront toujours purs. Je te remercie, papa, d’avoir toujours été là pour moi et les jours de conneries ensemble ne sont pas prêt d’être finis.
 
          Je ne pense pas qu’à mon père, ma pensée va se projeter vers quelque chose de plus sérieux, même si court. Je souhaite une bonne fête aux pères qui ne peuvent pas toucher la pauvre joue de leur enfant. Beaucoup de gens sont orphelins paternels et je tiens à passer ce léger message. Je suis le médiateur qui transmet aux pères le mot que leurs enfants ne peuvent pas offrir. Une grande pensée à tous ces gens… 



Bonne Fête les Pères !
Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /Juin /2009 23:01
- Par MrPixl - Publié dans : Le Quotidien
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          Le vieil homme entre dans ce tout nouveau café, encore vierge d’alcool sentant la douce serviette imbibée de produit à magnifier un par terre, lui aussi « pucelé » de pas, ces derniers encore silencieux n’osant s’aventurer dans une situation encore hostile aux yeux de leur tête. L’homme à la barbe salie des jours de solitude à errer dans les coins perdus d’une pauvre ville où la couleur des murs égalent la tension qui y règne s’installe alors au bar, tel un habitué avide de nouvelles qu’ici, personne ne connait à part la télévision accrochée au dessus de l’armoire à coupe de glace en forme de fleur. A peine le premier verre servi, on perçoit déjà l’arrivée de réflexions ou d’idées diverses et variées amplifiées plus ou moins par la quantité d’alcool s’amplifiant dans les veines serrées du vieil être devenant ivrogne.

 

          « Si tous les Hommes étaient de bons enfants de cœur, rien n’existerait. On serait peut être encore à l’état de macaque désireux de bananes et des poux du voisin. On est tous con. Sans ça, y’aurait pas eu de Révolution Française ou d’Evolution dans le monde. Toutes ces choses qui nous on fait avancer par le hasard. Je ne parle pas des génies qui font avancer la science en y sacrifiant leur vie, ces hommes cherchant à percer la moindre particule afin d’y desseller la plus minuscule énergie pouvant permettre à l’espèce humaine et animale de vivre. Là je dis respect ! Je ne pourrai jamais me croire à leur place.
          Non, je parle de tout ces gens qui ont foutu le bordel autour de nous. Pourquoi j’ai pas dit qu’il n’y aurait pas eu ces révoltes si les Hommes étaient tous bons ? Tout simplement. Y’a les cons et les moins cons. Les moins cons ce sont l’eau et les cons ce sont les gouttes débordant du vase. Tu crées une société, un homme la dirige, tu corise qu’c’est un bon gars. Il gouverne et paf, il te fout le bordel et ça nous résout à nous rebeller pour rétablir tout cas.
Si on analyse un peu tout le monde, des cons y’en a partout. Tu prends la religion, et je n’ai rien contre ça, tu vois des gens obstinés, bornés à affirmer que leur culte est la vérité, que leurs écrits sont la véritable histoire. Ces pieux infligent, à des innocents de l’esprit ecclésiastique, un chemin forcé et l’unique pensée ne pouvant être niée. Homme de religion, vous êtes con de pourrir la vie des autres. Pourquoi ? Quelle est la preuve FORMELLE que vos écrits et votre passé n’est pas que succession de calomnies ? CERTES, vous avez peut être raison et quand vos dires éclateront par leur vérité prouvée je me tairais. J’attends avec patience, l’explication scientifique à tout cela.
NON je ne suis pas anti-religion. Un homme a le droit au culte pour quelconques raisons. Mon culte s’appelle l’« Imagination ».
          On est quand même con, tout le monde l’est. On a des ordures partout, dans la peinture, dans la culture en général, dans la politique, dans l’économie, la société, partout ! Certains sont plus affirmés que d’autre. Tout est une question de révélation, comme beaucoup de choses.
          L’humour noir, c’est un bon merdier et j’en suis le premier adepte. Notre ami Stéphane Guillon est un bon exemple d’enflure. Je l’admire cet homme. Dire avec aisance que le record du Monde d’apnée ne peut être reconnu quand remontant à la surface lors du Tsunami en Asie c’est dégueulasse mais ça fait sourire. On est tous ordures au fond de nous. Par la moquerie ou par la saloperie. Vos parents pourront critiquer sans homme votre voisin pour un acte simple ou la plus grande des stars pourra agresser une personne avec sang froid, tous dans le même sac à fumier. La jalousie est un sublime symptôme d’une ordurite aigue. Un rien, un léger grain de sable et c’est Katerina qui s’abat sur un pauvre être sans défense.

 

          Moi aussi j’suis une belle ordure mon gars. C’n’est pas parce que je t’ai vidé un Martini et une Vodka que tout ce que je dis est faux ! Moi j’te dis un dernier truc, une constatation de notre société actuelle : on vit dans la connerie, on est tous cons et c’est bon d’être con. »

          Le bourré expulsé des verres et déçus par ce rejet décide finalement d’exécuter sa journée en allant certainement dans son habitation. Il retourne à sa solitude de vieil homme. Le calme revient doucement dans le café, souillé d’un vent musical enivrant attendant l’aération adéquat afin de restaurer cette calme harmonie. Rien ne sera plus comme avant, l’acte s’est déroulé, le rouge a coulé et va se laver…

pix by yongha0 

 

Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /Juin /2009 10:46
- Par MrPixl - Publié dans : Les Paroles du Bourré au bar
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     -     Un Scanner (ou directement, l'imprimante multifonction)
     -     Une Tablette Graphique 


 


      -     Faire un duo de voix avec notre Miss Dessinatrice
      -     Finir d'écrire "La Chimère de l'Homme à la Jambe de Bois Bleu"
      -     Lire du Feydeau et Le Parfum
      -     Créer une pièce de théâtre basé sur l'angoisse du spectateur


Samedi 20 juin 2009 6 20 /06 /Juin /2009 20:30
- Par MrPixl - Publié dans : La Commande
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